1. Formation de base

L’affiliation à la FSP et à l’APVs requiert un master en psychologie. Il est impératif d’être titulaire d’un diplôme de Master en psychologie pour être autorisé à porter le titre de psychologue depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les professions de la psychologie (LPsy).

La formation de base en psychologie est effectuée dans une université ou une haute école : tout d’abord un bachelor en psychologie de 3 ans, puis un master en psychologie de 2 ans.
En Suisse romande, les universités de Lausanne, Genève, Fribourg et Neuchâtel ainsi que l’université à distance de Sierre enseignent la psychologie. Ces institutions offrent plusieurs parcours et la possibilité d’intégrer dans la formation une expérience pratique sous forme de stage, soit au niveau du bachelor soit au niveau du master.

Vous trouverez les détails des cursus sous les liens suivants :

Fribourg: http://www.unifr.ch/psycho/fr

Genève:  http://www.unige.ch/fapse/

Lausanne: https://www.unil.ch/ip/fr/home.html 

Neuchâtel: http://www2.unine.ch/lettres/page-1825.html 

Sierre: http://www.unidistance.ch

Les titulaires d’un diplôme décerné par une haute école étrangère doivent le faire reconnaître par la Commission fédérale des professions de la psychologie (PsyCo) pour pouvoir faire usage de l’appellation de psychologue.

2. Formation postgrade, avec titre de spécialisation fédéral ou FSP

La formation postgrade est la spécialisation et la qualification professionnelle basée sur l’expérience pratique durant plusieurs années et ce après l’obtention du diplôme de fin d’études universitaires ou HES en psychologie.

Après avoir effectué une formation postgrade reconnue, il est possible de faire une demande de titre de spécialisation. Au niveau fédéral, 5 titres sont reconnus suite à l’entrée en vigueur de la LPsy:

  • psychothérapeute reconnu au niveau fédéral

  • psychologue pour enfants et adolescents reconnu au niveau fédéral

  • psychologue clinicien reconnu au niveau fédéral

  • neuropsychologue reconnu au niveau fédéral

  • psychologue de la santé reconnu au niveau fédéral

Avec l’entrée en vigueur de la Loi sur les professions de la psychologie (LPsy), les filières de formation postgrade en psychothérapie ont dû se faire accréditer pour 2018. Certaines accréditations sont encore en cours. Il est impératif de vous renseigner si l’institut de formation de votre choix est accrédité avant de vous engager dans une formation ! Vous trouverez la liste des filières de formation postgrade accréditées selon l’OFSP.

Dans les domaines suivants, les institutions de formation postgrade participent au processus d’accréditation sur une base volontaire :

  • psychologie de l’enfance et de l’adolescence

  • psychologie clinique

  • neuropsychologie

  • psychologie de la santé

Dès lors que l’accréditation sera obtenue, la confédération décernera le titre postgrade fédéral correspondant. Actuellement, les titres FSP sont toujours en vigueur.

Titres de spécialisation FSP

En plus des titres fédéraux, la FSP décerne des titres de spécialisation qui attestent selon la FSP de la compétence à exercer de manière autonome une activité dans le domaine en question. Pour pouvoir prétendre à l’obtention d’un titre de spécialisation FSP, le candidat doit être membre de la FSP. Ceci concerne les domaines suivants :

  • Psychologue spécialiste en développement de carrière et en ressources humaines FSP

  • Psychologue spécialiste en psychologie de la circulation FSP

  • Psychologue spécialiste en psychologie légale FSP

  • Psychologue spécialiste en psychologie du sport FSP

  • Psychologue spécialiste en psychologie du coaching FSP

Contact:

Pour toutes les questions concernant la formation postgrade :

Vous pouvez vous adresser à la permanence de la FARP:

Julia Gerber, responsable FARP: perm.fp@farp.ch

Ou vous pouvez contacter la FSP:

Qualifications@fsp.psychologie.ch
Permanence le lundi entre 10h15 et 12h15: 031 388 88 42

Autorisation de pratique pour les psychothérapeutes :

Pour l’exercice de la psychothérapie à titre indépendant, une autorisation de pratique cantonale doit être obtenue auprès du Département de la Santé. Pour plus d’informations sur l’obtention de cette autorisation en Valais, suivez ce lien.

3. Formation continue et qualifications complémentaires

Le terme de formation continue comprend toutes les mesures de développement professionnel permanent après l’obtention du diplôme en psychologie.

Conformément à la LPsy et au Code de déontologie de la FSP, les psychologues sont soumis à une obligation de formation continue afin de garantir la qualité de leurs interventions. Cette formation continue regroupe les formations, cours, séminaires, colloques, symposiums, supervisions et lectures indispensables au maintien et à l’amélioration des compétences professionnelles. La FSP appuye également l’importance de prendre en compte l’évolution des connaissances dans nos domaines d’application. Pour les psychologues romands, la FARP offre un programme de formation continue intéressant et reconnu.

Au niveau de la formation continue, la FSP reconnaît les cursus et décerne les certificats de qualification complémentaire suivants :

  • Qualification complémentaire FSP d’aide aux victimes

  • Qualification complémentaire FSP de psychologie d’urgence

  • Qualification complémentaire FSP en gérontopsychologie

  • Qualification complémentaire FSP en psychologie oncologique

  • Qualification complémentaire FSP en supervision thérapeutique cognitivo-comportementale

Pour de plus amples information, veuillez vous référer au site internet de la FSP en suivant ce lien.

4. Approches psychothérapeutiques

Les psychothérapeutes utilisent différentes méthodes scientifiquement reconnues. Selon la méthode choisie, le ou la psychothérapeute recourt, en plus des processus à orientation cognitive, à des approches orientées sur l’expérience, telles que l’utilisation de techniques d’imagination, le mouvement ou d’autres moyens créatifs. Un ou une psychothérapeute adapte son savoir-faire en fonction du problème individuel du ou de la patient-e et élabore des solutions taillées sur mesure (Extrait du site internet de la FSP).

Pour plus d’informations au sujet de la psychothérapie, nous vous invitons à consulter le site internet de la FSP : https://www.psychologie.ch/fr/psychologie/la-psychotherapie/comment-fonctionne-la-psychotherapie/

Nous vous proposons de parcourir plusieurs approches psychothérapeutiques parmi les plus fréquentes. Actuellement, les approches psychothérapeutiques reconnues sont les suivantes : systémique, psychanalytique, psychodynamique, cognitivo-comportementale, gestalt, centrées sur la personne, analyse bioénergétique et les orientations psycho-corporelles équivalentes, analyse transactionnelle

Le courant systémique

L’approche systémique repose sur le concept de « système » développé notamment par Von Bertalanffy dans les années 1940. Un système est défini comme « des totalités dont les éléments, en interaction dynamique, constituent des ensembles ne pouvant être réduits à la somme de leurs parties » (Extrait du site internet de l’Université Laval au Québec).

Dans cette vision, l’objectif est de chercher à obtenir une perception globale d’une situation ou d’un problème en considérant les interactions entre les éléments d’un système et entre les systèmes plutôt que les différents éléments les composant.

La psychothérapie d’orientation systémique perçoit ainsi le patient comme un élément d’un système par lequel s’exprime un problème. Le problème pour lequel un patient consulte n’est pas perçu comme étant interne, mais comme découlant d’une série d’interactions et de transactions complexes entre le patient et son environnement au sens large (niveau psychosomatique, culturel, social, individuel, familial, conjugal, professionnel, scolaire, etc.). Cette approche préconise ainsi une analyse circulaire des problèmes (par opposition à linéaire).

Ce courant s’attache autant à l’identification des ressources d’un individu ou d’un groupe qu’à la mise en évidence des dysfonctionnements.

Les psychothérapeutes d’orientation systémique travaillent régulièrement en utilisant différents settings : individuel, de couple, de famille.

Contact:

Association Suisse de Thérapie et d’Intervention Systémique (ASTHEFIS)
Site internet : www.asthefis.ch

L’approche psychanalytique

Selon son fondateur, Sigmund Freud, « la psychanalyse est le nom : d’un procédé d’investigation des processus psychiques qui, autrement sont à peine accessibles ; d’une méthode de traitement des troubles névrotiques, qui se fonde sur cette investigation ; d’une série de conceptions psychologiques, acquises par ce moyen, et qui fusionnent progressivement en une discipline scientifique nouvelle ». Depuis cette définition, la psychanalyse a largement évolué et ne se limite plus aux seuls troubles névrotiques. Les postulats fondamentaux concernent la reconnaissance du rôle primordial des processus inconscients et de la sexualité infantile. Le complexe d’Œdipe joue le rôle d’un « organisateur » psychique qui s’actualise dans la vie du sujet, notamment sous forme de symptômes. On le retrouve dans le transfert qui se noue avec le psychanalyste et qui sert de fil conducteur au traitement.

La cure classique – dite cure type – implique un cadre rigide : 3 à 5 séances par semaine, d’une durée de 45 ou 50 minutes, le dispositif  » divan-fauteuil » où le patient est allongé et le psychanalyste assis derrière lui, donnant au patient la règle fondamentale dite de l’association libre : le patient « dit tout ce qui lui passe par l’esprit dans le temps de la séance ». Le psychanalyste conserve une neutralité bienveillante et s’abstient d’interférer par des conseils ou toute autre gratification qui viendraient renforcer les résistances et empêcher le développement des fantasmes. Commence alors un processus dont l’évolution et la résolution exigent un temps assez long (souvent plusieurs années).

La formation du psychanalyste se base sur la cure personnelle et se déroule dans le cadre de l’Association Psychanalytique Internationale (API, fondée par Freud en 1908) dont la Société Suisse de Psychanalyse fait partie.

Contact:

Société Suisse de Psychanalyse (SSPsa) – Centre de Psychanalyse Raymond de Saussure
Site internet: http://www.psychanalyse.ch

Association Suisse Romande de Psychanalyse d’orientation lacanienne
Site internet: www.asreep-nls.ch

Centre de psychanalyse de Suisse Romande
Site internet: www.cprs.ch

European Federation for psychoanalitic psychotherapy
Site internet: www.efpp.ch

L’analyse transactionnelle

Fondée aux États Unis dans les années soixante par Eric Berne, psychiatre et psychanalyste, l’Analyse Transactionnelle (A.T.) est une théorie de la personnalité et du développement intrapsychique, de la dynamique des relations interpersonnelles, de la communication ainsi qu’une méthode thérapeutique. C’est un outil concret d’analyse qui prend en compte la tonalité de la personne dans ses fonctions biologiques, psychologiques, sociales et culturelles.

S’inscrivant clairement de par sa filiation analytique dans le courant des psychothérapies humanistes, l’A.T. soutient l’idée que tout être humain est capable d’autonomie : il est responsable de sa vie et peut décider des changements nécessaires à sa croissance personnelle. L’A.T. peut l’aider à dépasser des influences passées, à changer des patterns d’actions insatisfaisants, et à réagir librement à l’ici et maintenant de son existence quotidienne. Pour ce faire, L’A.T. utilise un modèle en trois parties, le système des états du moi. Selon Eric Berne, L’A. T est également une théorie de la communication, dont l’application peut fournir une méthode d’analyse des systèmes et des organisations.

Les différentes techniques thérapeutiques utilisées en A.T. permettent des changements dans des domaines correspondant à des questions fondamentales qui à leur tour renvoient à des concepts de base de l’A.T. :

  • Quelles sont mes différentes façons d’être au monde ? – Les états du moi

  • Quelle est ma manière d’entrer en contact avec les autres ? – Les transactions

  • Quels sont les buts que je vise dans mes relations affectives et sociales ? – Les jeux psychologiques

  • Sur quelles bases est-ce que j’opère mes choix de vie ? – Le scénario de vie

Le travail thérapeutique peut s’effectuer en A.T. de manière hebdomadaire en séances individuelles et ou de groupe, ainsi que sous forme d’ateliers de week-end. Le contrat de changement défini avec le client en fonction de ses objectifs, est un instrument thérapeutique important. Le thérapeute dispose de méthodes d’intervention visant l’intégration d’aspects cognitifs, émotionnels et corporels. L’A.T. propose un système thérapeutique utilisé dans le traitement de toutes sortes de désordres psychiques, depuis les problèmes de la vie quotidienne jusqu’au psychoses graves.

Contact:

L’ASAT est reconnue par l’Association Internationale d’Analyse Transactionnelle (ITAA) ainsi qu’à celles de l’Association Européenne d’Analyse Transactionnelle (EATA).

Association Suisse d’Analyse Transactionnelle (ASAT)
Site internet : www.asat-sr.ch

L’analyse et la thérapie bioénergétique

L’analyse et la thérapie bioénergétique (BAT) sont issues des conceptions théoriques et pratiques d’Alexander Lowen et Wilhelm Reich. Elle attribue une importance égale aux manifestations corporelles et à l’expression verbale et affective.

Dans cette forme de psychothérapie, l’être humain est compris comme une unité fonctionnelle du corps, de l’âme et de l’esprit. Les processus physiques et psychologiques sont étroitement liés et s’influencent mutuellement. Sur la base de cette hypothèse de base, l’accès aux problèmes émotionnels dans le travail thérapeutique est réalisé non seulement par le langage mais aussi par le travail avec le corps.

Reich a élaboré le concept de structure caractérielle et de carapace musculaire : les tensions musculaires chroniques ont une fonction défensive permettant la répression des besoins fondamentaux. L’implication du corps dans le processus thérapeutique libère les besoins refoulés et permet de façon concomitante l’émergence des souvenirs à l’origine du refoulement. Lowen a approfondi et élargi la notion de structures caractérielles en les décrivant tant en termes de besoins fondamentaux inscrits dans le développement que du point de vue de caractéristiques corporelles spécifiques. Il a élaboré des interventions et des techniques corporelles ayant des fonctions précises dans le cadre du travail, qui reste par ailleurs basé sur une compréhension psychanalytique du processus thérapeutique dans un cadre transférentiel.

Les développements récents de la méthode axent le travail corporel sur les sensations proprioceptives et les mouvements spontanés de la personne dans la relation thérapeutique permettant ainsi la prise de conscience de schémas relationnels et affectivo-moteurs précoces et d’en élaborer les contenus psychiques. Approche corporelle, concepts et techniques analytiques restent étroitement associés.

Les analystes et thérapeutes bioénergéticiens certifiés par la Société Suisse d’Analyse et de Thérapie Bioénergétique ont suivi une formation complète dans le cadre de l’Institut International pour l’Analyse et la Thérapie Bioénergétiques (International Institute for Bioenergetic Analysis), celle-ci offre également des activités de formation continue.

Contact:

Société Suisse d’Analyse et de Thérapie Bioénergétique (SSATB)
Site internet : www.sgbat.ch